Jean-Luc Mélenchon invité du "Grand Jury".

Intervention militaire en Syrie : la mollesse de Mélenchon

Il avait promis que ce serait sa vraie rentrée. Finalement, peu surprises (la faute aux interviewers ?). Outre une charge contre la réforme des retraites, conforme à ses anciennes allocutions, Jean-Luc Mélenchon s’est longuement prononcé sur le cas syrien. Mais il a eu beau dépeindre François Hollande en « supplétif des nord-américains », le coprésident du Parti de gauche, invité du Grand Jury d’RTL ce dimanche, n’a pas proposé d’alternative crédible à l’intervention militaire en Syrie. Pourtant, elle existe.

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Eric Coquerel (PG) : « le processus des européennes a commencé »

Indignez-vous ! Déclencheur de mobilisations populaires et pourfendeur de la politique de François Hollande, le Front de gauche voudrait battre le Parti socialiste aux élections européennes et prendre la tête du gouvernement. Rencontre avec Eric Coquerel, conseiller de Jean-Luc Mélenchon et secrétaire national du Parti de gauche (composante du Front de gauche) en charge des relations unitaires et des élections européennes, pour faire le point sur la stratégie de « l’autre gauche ».

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Mariage et Manif pour tous : 3 questions à Éric Coquerel (Parti de gauche)

Eric Coquerel est Secrétaire national du Parti de gauche, force politique co-présidée par Jean-Luc Mélenchon et membre du Front de gauche. Alors que son mouvement organise ce weekend une cinquantaine de « marches citoyennes » dans tout le pays – et même en Grèce, en Espagne et au Portugal -, il a répondu à mes questions sur la « Manif pour tous », qui a rassemblé, à plusieurs reprises, des centaines de milliers de personnes dans les rues.

A noter : Eric Coquerel s’est aussi exprimé sur le bilan de la manifestation du 5 mai, ainsi que sur les élections européennes et municipales. Une grande interview sur la stratégie politique du Front de gauche sera donc bientôt publiée.

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Chassaigne : le Front de gauche ne votera pas le budget 2013

Pour un cours avec une journaliste de l’AFP, je suis allé à l’Assemblée Nationale et j’ai rencontré André Chassaigne, député communiste, lors d’une conférence de presse. J’ai écrit une dépêche sur le sujet, mais je préfère vous en présenter ici une version longue et légèrement éditorialisée.

Les députés de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), sans trancher entre le vote contre et l’abstention (!), sont surs d’une chose : ils «ne voteront pas» le budget 2013 «en l’état». C’est le député communiste André Chassaigne, président et porte-parole du groupe, qui l’a déclaré ce midi à l’Assemblée nationale.

«Nous ne voterons pas la partie recettes du budget en l’état», a annoncé le président et porte-parole du groupe GDR (qui compte 11 députés FDG et 4 rapatriés), alors que s’ouvre ce mardi à l’assemblée nationale l’examen du projet de loi de finances pour 2013. «Ce n’est pas une posture mais un positionnement de conquête», «extrêmement offensif», a assuré M. Chassaigne. Les options du vote contre et de l’abstention restent ouvertes : «à l’issue des débats, on fera le bilan des avancées que l’on aura pu obtenir», a-t-il annoncé.

Les députés GDR devraient reprendre de nombreux amendements précédemment votés au Sénat par la majorité de gauche mais refusés à l’Assemblée nationale du temps de Nicolas Sarkozy et de l’UMP majoritaire. Ils espèrent que les socialistes sauront reconnaitre leurs propres idées et les voteront.

Rappelons que c’est la première fois que le Front de Gauche (FDG) est amené à s’exprimer sur un budget socialiste. On peut toutefois noter qu’en 2001, le PCF avait approuvé le projet de Lionel Jospin. Mais depuis, le PCF a intégré cette nouvelle formation qu’est le FDG, dont Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) est la figure de proue, lequel n’a pas la même sympathie pour ses anciens camarades socialistes que peuvent en avoir les élus communistes. Jean-Luc Mélenchon s’est d’ailleurs clairement prononcé contre le budget du gouvernement Ayrault. Reste à savoir si les députés communistes voudront arrondir les angles avec le PS en choisissant l’abstention.

A noter par ailleurs qu’alors que je l’interrogeais sur l’intégration des oeuvres d’art dans le calcul de l’ISF proposée par un amendement socialiste voté par la commission des finances de l’assemblée (mais que les socialistes ne devraient finalement pas voter), M. Chassaigne a confié que les députés GDR y étaient «plutôt favorables», précisant qu’ils avaient déjà proposé un amendement en ce sens et qu’ils étaient «complètement ouverts à une modulation en fonction de l’usage qui peut être fait des oeuvres d’art».

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Jean-Luc Mélenchon à 11% : analyse du résultat

« C’est nous qui avons les clés ». Place Stalingrad à Paris, Jean-Luc Mélenchon a prononcé, au soir du premier tour de l’élection présidentielle, un discours admirable de dignité, d’humanisme et de républicanisme. Mais avec 11,11% des suffrages exprimés, le Front de Gauche ne pourra objectivement pas peser sur le programme économique du candidat socialiste. Les militants le savent, et c’est bien la déception qui régnait dans les QG hier soir. Une déception à la hauteur de l’espoir suscité. De l’avis général, de multiples sondages à l’appui, Jean-Luc Mélenchon a réalisé la meilleure campagne. Il y a une semaine, un sondage le propulsait même à 17% des intentions de vote, soit un potentiel d’environ 19% si l’on intègre la marge d’erreur propre à cet outil statistique. Mais au final, même si elle réalise la plus forte progression d’un scrutin à l’autre, l’autre gauche est loin, très loin, du niveau qu’elle revendiquait il y a encore 24 heures. Comment l’expliquer ?

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Arnaud Montebourg : des idées et des incohérences

Il a été le candidat de la gauche du PS aux primaires citoyennes. Il en a surpris quelques uns en étant porté à la 3e place, à un peu plus de 17%, loin devant Ségolène Royal. Aujourd’hui, il dévoile ses projets : un nouveau mouvement politique, La nouvelle France ; une revue en ligne ; un think-tank (cercle de discussions) animant des débats avec des intellectuels de haut rang puisque Emmanuel Todd et Michel Onfray pourraient être de la partie (rappelons que Onfray soutient le Front de Gauche) ; une université populaire itinérante, destinée à former les militants de tous les partis de gauche inspirés par les « idées nouvelles ».

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